Le végétarisme : mon expérience

« T’es végétarienne ? Moi non plus j’aime pas trop la viande.
– Ah mais j’adore la viande !
– Hein ? Pourquoi t’es végétarienne alors ? »

Qu’est ce que le végétarisme ?

Il ne s’agit pas de quelqu’un qui ne mange pas de viande, mais de quelqu’un qui ne mange pas d’animaux. Les végétariens ne mangent donc pas de poissons. Dans notre société où il faut mettre une étiquette sur tout, les personnes mangeant moins de viande que la moyenne se disent flexitarien, mais ne réduisent que rarement leur consommation de poisson. Chacun se définit comme il veut en somme.

La société et le végétarisme

Les végétariens ont gagné du terrain en France en 2014 : nous sommes maintenant 3%. C’est toujours peu, et ça se sent au quotidien : la société est mal adaptée à ce régime, tangent à la culture française, sa bavette et son foie gras.
Il y a plein de raisons d’être végétarien, et je vais partager la mienne. Les gens autour de moi sont souvent abasourdis d’apprendre que j’ai renoncé à la chair animale et à ce moment-là la vision qu’ils ont de moi change : il me faut me justifier rapidement pour ne pas être étiquetée « extrémiste ».

Les végétariens sont souvent considérés comme extrémistes quand les gens pensent qu’ils ont adopté ce régime par amour des animaux. Parce que, « quand même faut pas déconner », et qu’on est faits pour manger de la viande. Même s’ils ne mangeraient pas leurs chiens, mais passons, ce n’est pas pourquoi je ne mange plus d’animaux.
Heureusement pour moi, j’ai tout un argumentaire dans mon sac et j’ai longtemps pesé le pour et le contre de ce changement d’alimentation. Parce que j’adorais la viande.

Pots-nourriture-vegetarienne

En ce moment sur mon étagère : noix de cajou et de macadamia, amandes, haricots rouges, pois chiches et pois cassés, lentilles vertes et de corail, quinoa, riz et pâtes

Pour ma santé 

D’après l’Organisme Mondial de la Santé, et plein d’autres études comme celle de l’école de médecine d’Harvard, nous sommes supposés manger de la viande rouge uniquement une fois par semaine, éventuellement deux. Toute personne mangeant plus de 160g de viande rouge par semaine est dans la population à risque, soit plus de 1.5  steak. C’est à dire que tous ces gens augmentent de 30% leur risque de cancer de l’intestin (mais aussi leur risque de cancer du colon, sein, vessie, pancréas, estomac) selon une étude de 2005. Cela accroît aussi les risques d’accidents cardiovasculaires, mais aussi les AVC, l’hypertension,  le diabète de type 2, l’ostéoporose, l’hypercholestérolémie et l’obésité (coucou régime Dunkan).
Même si la viande blanche (porc et volailles) est moins mauvaises pour la santé, elle provient de la même industrie. L’imaginaire de la ferme est loin : par sécurité on fait ingérer aux animaux des antibiotiques, même si certains sont interdits pour l’homme. Evidemment lorsque vous consommez de la viande, vous l’ingérez également. Le fer héménique (trouvé dans la viande et le poisson) favorise en plus les maladies coronariennes (artères alimentant le cœur).
Les eaux des océans sont tellement polluées que votre poisson contient un taux de mercure qui dépassent en général les niveaux de sécurité alimentaire définis par l’Organisation Mondiale de la Santé. Aujourd’hui, manger du poisson n’est plus sûr. Plus vous choisissez un poisson en haut de la chaîne alimentaire, et plus il est riche en mercure : il aura capté le mercure de ses proies.

Le monde continue de manger de plus en plus de viande, et le nombre de cancers et de maladies cardiovasculaires augmentent également. Y a t-il une corrélation entre les deux ? Certaines études disent que oui. En France, les premières causes de mortalité sont dans l’ordre: les cancers, les maladies coronariennes, les AVC. Si la viande n’est pas le seul facteur, ce n’est probablement pas la peine d’en rajouter pour autant. Quant aux rigolos qui disent qu’il faut bien mourir de quelque chose, je répondrais qu’il y a une différence entre mort et agonie.

Pour les humains

Il faut bien nourrir tous ces animaux. Nous en avons plein partout, mais pas forcément assez de place pour cultiver leur nourriture (ou bien celle-ci est trop chère). Donc ? OGM et soja, c’est parti ! Direction l’Amérique Latine, où l’usage de pesticides n’est pas aussi réglementé qu’en Europe. Vous vous souvenez que les pesticides sont des perturbateurs endocriniens ? Jetez donc un oeil au documentaire à « L’adieu au steak ». Vous y verrez des familles pauvres devant vivre près de ces champs, et des enfants dont le cerveau grandit en dehors de la boite crânienne comme une tumeur. Ils sont parfois directement aspergés, les produits chimiques étant déversés par des machines et des avions : ils développent des maladies graves. Sans compter les conditions dans lesquelles ont les fait travailler, les populations d’indigènes chassées, etc.
Il faut bien nourrir tout le monde ? Plus d’un tiers des récoltes céréalières dans le monde est réservé à l’alimentation des animaux destinés à la consommation. Pendant ce temps, d’autres ont faim. Et soif ! Pour produire 1 kg de bœuf, 7 à 10 kg de céréales seront nécessairement utilisés, 15 500 litres d’eau seront nécessaires. Manger directement des céréales est tellement plus économique.
Quant au poisson : nous vidons les océans, et nous allons de plus en plus loin avec de plus en plus de matériel. Les villages de pêcheurs peuvent rarement rivaliser, et ils ont faim pendant que nous commandons des sushis.

Lentilles-corail-vertes

Vertes, roses, blondes, corails… Il existe au moins 7 variétés de lentilles, aux saveurs et texture différentes

 Pour la planète

Je viens déjà de parler de pesticides et OGM. Bien évidemment ces pratiques polluent la planète, notamment l’eau. Mais la viande est aussi l’industrie la plus polluante ! Même si on met de côté son transport, il y a trop de bovins sur la planète (coucou Mcdo) : leurs éructations et leurs excréments dégagent énormément de méthane qui a un effet de serre 21 fois supérieur à celle du CO2 selon le GIEC. Quant à l’engrais, il fait relâcher du protoxyde d’azote, 300 fois plus fort que le CO2. Cette industrie est directement en lien avec le réchauffement climatique.
En plus, pour cultiver les céréales pour l’alimentation animale, on rase des portions de forêt. Mangez de la viande et vous participez donc à la déforestation et à la disparition des espèces qui y sont liées.
Les océans sont détruits : des filets raclent les fonds marins à la recherche de mollusques et de crevettes, détruisant tout sur leur passage et attrapant n’importe quoi. Pleins d’animaux, même protégés, meurent et sont rejetés à la mer. En 20 ans, 90% des gros poissons (requins, thons, saumons…) ont été décimés. La perte de la biodiversité est une catastrophe pour la planète : un écosystème perturbé est dramatique. Mais il y a aussi tous les trésors dont nous n’avons pas connaissances : les céphalosporines viennent de champignons marins. Elles traitent notamment les maladies de l’oreille comme l’otite. Chaque espèce disparue, que perdons-nous ? Les fermes aquatiques avec leurs poissons dopés en antibiotiques laissent parfois échapper des poissons. Porteurs de virus qui auraient dû les tuer sur le champs, ils vont contaminer d’autres bancs qui n’y résistent pas : subsiste encore moins de poisson. Et ce n’est pas tout ! Pour nourrir les poissons de fermes il faut leur donner… du poisson. Pour produire 1kg de saumon d’élevage, 5 à 6kg de poissons sauvages auront été pêchés et réduits en farines.

Pour les souffrances animales

Je ne pense pas que « les animaux sont nos amis on n’y touche plus ». J’aime les animaux, et même si notre corps se débrouille très bien sans viande ou poisson, ce n’est pas parce qu’ils sont dotés de sensibilité et d’intelligence que je ne les mange plus. Je ne les mange plus parce que les conditions dans lesquelles on les élève sont atroces et font que ce que l’on mange ne peut pas être appelé de la viande. Après la seconde guerre mondiale, on a lancé l’élevage industriel. Tout le monde voulait de la viande, mais de la viande pas chère. Alors comme pour tout (vêtements, bijoux, or…), pour pas cher, vous avez de la merde.

Les animaux naissent en souffrant, car au fil du temps ils ont été croisés et modifier pour grossir plus vite. Certains poulets ne peuvent plus tenir sur leurs pattes. Ils grandissent et grossissent dans la souffrance car ce qui importe c’est la praticité et le rendement de l’industrie : les truies sont coincées debout dans leur box pendant des mois pour ne pas piétiner leurs petits, et vous savez tous dans quelles conditions vivent les poulets en batterie, qui deviennent cannibales pour gagner de la place.
Ensuite enfin arrive leur mort : les abattoirs sont mécaniques, même s’il y a des « surveillants », la procédé est rapide (il y a quand même 1.1 milliards d’animaux abattus en France), et des erreurs arrivent. On trouve facilement des vidéos sur internet d’animaux qui se débattent encore car ils ont été mal tranchés. Dans le livre « Faut-il manger des animaux », des détails vous coupent l’appétit. Que l’abattage soit conventionnel ou rituel, les animaux ont peur et souffrent, car les erreurs de manipulation sont courantes. Je vous laisse consulter cet article de Le Monde si vous voulez en savoir plus sur les techniques dans les abattoirs, mais je n’en parlerai pas ici pour épargner les personnes les plus sensibles.

Mais tu manges QUOI alors ?

Et bien… tout le reste ! Heureusement que si je retire la viande dans votre assiette il reste toujours quelque chose. Tous les légumes, mais aussi tous ceux que je n’avais jamais essayé. Tous les céréales, riz, pâtes, et même yaourts, gâteaux, etc. Mon régime n’est un problème que lorsqu’il faut manger sur le pouce le midi : sandwich vide à la feta, ou panini insipide tomate/mozarella ?

pyramide-alimentaire-végétarienne

En plus des légumes, je mange donc :

  • Noix et graines (30 – 60 g par jour), c’est un bon coupe faim, et une bonne excuse : laisse moi les amandes j’en ai besoin !
  • Oeufs (6 maximum par semaine), notamment pour la vitamine B12
  • Céréales (tous les jours),  ce sont de vraies richesses ! Protéines, mais aussi glucides, fibres, vitamines, minéraux (fer, zinc, magnésium…).
  • Légumineuses (tous les jours), car riches en protéines : pois, haricots, lentilles… On y trouve aussi du fer, des vitamines B, du magnésium, du calcium… (Le soja/tofu n’est pas un indispensable du végétarisme, je n’en mange qu’occasionnellement)
  • Huiles végétales (2 à 4 c. à s. par jour) : pour l’apport en acides gras essentiels mais aussi pour la vitamine E, A, D, K, oméga-3 (huile de colza mon amour).
  • Produits laitiers : éventuellement, j’essaie de limiter au maximum.

Ce qui est très important à savoir en réalité, c’est que le végétarisme est toute une culture. Il n’y a plus de plat principal + accompagnement, mais un gros plat complet avec tout ce qu’il faut dedans ! Mes repas sont souvent à tendance asiatique ou indienne, avec beaucoup d’épices et d’aliments.

Et donc aujourd’hui ?

Je suis végétarienne depuis avril 2011. J’ai effectué une transition : moins de viande, et uniquement bio, avant d’arrêter. Je n’ai pas maigri, je n’ai pas grossi. J’aurai pu : le végétarisme déséquilibré apporte autant de gras et de carence que n’importe quel autre régime. Ca a été dur au début, maintenant la vue de la viande me dégoutte. Pourtant j’adorais ça et j’étais la première à parler de barbecues. Lorsque j’ouvre mon frigo, je ne pense même pas que la viande existe. Lorsque je sors avec des gens, je ne me sens pas du tout différente d’eux, j’oublie. Jusqu’à ce qu’on me demande ce que je vais manger si on va au restaurant (thaï <3 ).
Je me sens même mieux : je ne mets pas ça sur les vertus du régime végétarien, je pense que c’est surtout de vivre en adéquation avec mes principes. De plus, la pression sociale m’a fait me focaliser sur les éventuelles carences que je pourrais avoir avec ce régime – alors que ce n’est pas si facile que ça du tout – du coup j’ai appris ce qu’il y avait à savoir pour une alimentation m’apportant tout ce qui est nécessaire. Auparavant je pouvais manquer de fer, de magnésium etc. Aujourd’hui non, et je tombe rarement malade (voir pas du tout) : je me mouche quand j’ai un rhume et c’est tout. Je suis aussi moins fatiguée dans la journée, et c’est sûrement dû au fait que je mange plus de vitamines.

Si j’allais au bout de ma logique, je deviendrais végétalienne. Car en France plus de 75% de la viande bovine consommée est de la viande de vache laitière (abattues à 5ans au lieu de 30, ça en fait de la viande). Consommer des produits laitiers finance donc l’industrie de la viande. La seule carence possible est la vitamine B12, mais il suffit de prendre un complément alimentaire (comme certains prennent de la vitamine C ou du magnésium)… Mais je ne me sens pas prête à arrêter les produits laitiers car je ne me fais pas à leurs alternatives végétales, et parce qu’il est difficile socialement d’éviter le lait et les œufs. Peut être un jour ?

Et vous quel est votre régime ? Que pensez vous du végétarisme ?

25 commentaires sur “Le végétarisme : mon expérience

  1. Je te tire mon chapeau car avoir réussi à changer ton alimentation n’a pas du être simple .
    Je suis toujours en admiration devant ces personnes là car moi même j’ai du mal 🙁
    Mais c’est vrai que la façon dont les animaux sont élevés en batterie pour finir dans ton assiette me dégoûte de plus en plus et je suis de plus en plus mal à l’aise à cet idée …
    Je pense qu’en vivant seule plus tard dans mon propre appartement cela sera plus simple pour moi de pouvoir enfin être en adéquation avec moi même

    • Oui effectivement quand on est seuls c’est plus facile. Parce que changer d’alimentation, c’est changer de cuisine… Alors soit tu cuisines tous les soirs pour ta famille, soit tu ne peux pas leur demander d’apprendre de nouveaux plats juste pour toi…

  2. Bonjour,

    je tiens à te remercier pour cet article dont tu appréhendais l’écriture, il est très bon!
    Sache que je suis aussi Vg, et j’ai arrêter le lait, je mange encore des oeufs uniquement pour ne pas me complémenté 🙂

    En tout cas je suis contente de ton article, il est très bien écrit !!!!!! 🙂

    Bisouille passe me voir sur youtube(beautyeli ^^)

  3. Très bon article, très intéressant. C’est très bien que tu expliques ta démarche et parle de ton expérience. On voit que des alternatives sont possibles. J’ai commencé à diminué ma consommation de viande et de poisson, je mange encore des œufs mais presque plus de produits laitiers. Je compense avec du lait de soja, de noisette, d’amande…Et je m’habitue au goût!
    Merci du partage, et à bientôt 🙂

    • En déplacement, le fromage est pratiquement inévitable… Même dans les restaurants, toute salade végétarienne est au chèvre-miel ou avec du parmesan ! Donc arrêter complètement les produits laitiers, j’essaie mais c’est pas évident

  4. Le piège quand on devient végétarien c’est de vouloir compenser en mangeant plus de produits laitiers… J’ai observé ça chez un ami australien. Il ne comprenait pas pourquoi il grossissait… Il faut savoir que dans les pays anglo-saxons, les produits laitiers sont sacrés (surtout le lait) même si en ce moment il y’a enfin des études qui les contredisent et qui choquent les australiens^^.
    Bravo pour ton initiative en tout cas ! C’est vrai que ça ne doit pas être simple au quotidien.
    Pour les oeufs ce n’est pas grâve si tu en consommes de ferme ou de tes propres poules, j’ai vécu dans une petite ferme qui élevait une trentaine de poules en plein air et elles sont très bien traitées. S’il n’y a pas de coq, les oeufs ne sont pas fécondés et sortent de toute manière tous les jours de la poule quoiqu’il arrive^^
    Je rêve d’ailleurs d’avoir mon petit poulailler avec trois quatre petites poules rousses 🙂 Ce sont de vrais animaux de compagnie.

    • Ah je n’ai pas essayé de compenser mais effectivement c’est un risque. En fait les oeufs y a quelque chose qui m’embête, j’en parlerai peut être dans un autre article…

      • Pour les oeufs peut-être que j’ai tord, c’est juste que comme je nourrissais moi-même les poules et que j’en prenais soin, je n’ai pas eu l’impression que c’était néfaste de consommer leurs oeufs. Surtout qu’elles chantaient toutes fières pour que je vienne les prendre :D. N’ayant pas été en contact avec un coq, elles ne cherchaient jamais à les couvrir donc elles comprenaient très bien qu’il n’y avait pas de bébés.
        Bon après peut-être que les oeufs sont mauvais pour la santé en fait et là c’est autre chose en effet^^

        • Ah non je ne remettais pas en cause ta façon de t’en occuper je pense qu’elles devaient être très heureuses ! Et les oeufs sont bons pour la santé, il faut juste ne pas en abuser. Le problème c’est que l’on ne veut que les femelles poules pondeuses, pas les mâles. Et ils ne sont pas élevés pour leur viande non plus. Donc ils sont juste tués. Donc si tu achètes tes poules à quelqu’un, elles son très bien traitées par tes soins, mais chaque poussin mâle est tué, car cette personne ne pourra pas les vendre…

          • Vu sous cet angle là en effet, c’est beaucoup moins sympathique. La petite ferme où j’étais n’avait que des femelles qu’ils ont acheté donc aucun mâle n’a été tué chez eux mais c’est vrai que c’est rare ce genre de situation malheureusement. C’etait une ferme qui ne vendait pas ses oeufs donc pas de contraintes de profit. Et vendre des jeunes mâles doit être en effet plus compliqués.

  5. petit à petit je mange moins de viande, déjà on n’en consommait pas plus d’une fois par jour mais justement comme toi j’adore la viande et sincèrement celle que je peux acheter est de plus en plus dégueulasse, hors de question que je mange de la merde, du coup on a super réduit, un steak par semaine quand on trouve un steak qui nous plait et parfois du poulet émincé dans un plat épicé.
    Comme toi nous mangeons un plat unique, on a toujours fait ça en fait =)
    j’adore les légumes mêlés aux diverses graines qu’on peut trouver…
    Et comme toi je n’arrive pas à me passer de lait (ni d’oeufs en fait)

    bisous

  6. Coucou , j’ai enfin pu lire ton article. Comme je m’en doutais il est très intéressant 😉 . Je comprend mieux pourquoi tu as décidé d’arrêter de manger de la viande, et tout ça me laisse à réfléchir …
    Un jour peut être , je pense ….
    des bisous

  7. Re !

    Très intéressant ton article… En plus, je partage ton avis
    Chez moi, on mange assez peu de viande (ma mère « voit » les animaux morts dans son assiette et ça la dégoute … ) , plus « blanche », très rarement « rouge », malheureusement, on ne remplace pas cette viande par d’autres produits … C’est dommage car ça apporterait de la diversité à nos repas …

    Perso, je ne me vois pas changer de régime alimentaire tant que je vis avec mes parents (déjà que c’était assez difficile d’expliquer le bio à ma famille XD ) ,mais un jour aussi … Et d’autant plus que, l’autre jour en mangeant une saucisse, j’ai regardé la compo (déformation « professionnelle » …) j’étais écoeurée :/ … Bref ^^

    Et merci pour le nom du documentaire 🙂 !

  8. Très bel article et toujours très bien documenté! C’est pour cela que je viens sur ton blog!
    Tu nous donnes un argumentaire efficace, je le garde précieusement!

    Je ne dis pas autour de moi que je suis dans une démarche de végétarisme. Déjà parce que cela prend du temps, c’est comme le bio et naturel, j’y suis rentrée progressivement pour ne jamais faire machine arrière.
    Pour le végétarisme, c’est pareil, je sais que ce vers quoi je vais est ce qui me correspond le plus, mais pour l’instant c’est fragile. Je ne m’affiche pas « en tant que »dans mon entourage, par contre j’ai de très bons arguments pour défendre ceux qui s’affichent en tant que végé. Ridicule je sais, mais je l’appliquerai pour moi avec le temps.

    C’est un peu épuisant parfois, car on n’est pas dans la norme. Et ne pas être dans la norme, ça ne passe pas. C’est valable d’ailleurs pour d’autres choix de vie.

    • Merci pour ces jolis compliments, ça me fait vraiment plaisir 🙂 Oui c’est ça, ne pas faire la même chose que la majorité c’est souvent être déviant… La faute aux clichés ?

  9. Merci pour cet article. Il est tellement difficile d’etre vegetarien en France, et vegan (vegetalien) encore plus. Plus j’y pense et plus je trouve que personne ne devrait avoir a s’excuser pour ses choix de vie. Tes arguments sont excellents, et j’ai moi-meme quasiment elimine les produits animaux de mon alimentation pour les memes raisons (+ une intolerance a la caseine du lait et aux blancs d’oeufs + l’excellent livre de Jonathan Safran Foer « Faut-il manger les animaux »). Mais finalement, personne n’a a juger tes raisons, et si tu le faisais simplement par amour des animaux ce serait ok aussi. 🙂
    Par rapport aux restaurants, maintenant aux serveurs je demande haut et fort s’il y a une option vegan ou vegetarienne – plus nous ferons entendre notre presence, plus il y a de chances que l’offre s’adapte…

  10. Je te remercie et te félicite pour ce message, parce que, végétarienne moi-même, je sais à quel point il est difficile de résumer ainsi la problématique de la viande et du poisson et tous les arguments contre cette consommation… et tu t’en sors extrêmement bien ! Je voulais écrire un article un peu du genre sur mon propre blog, mais je crois que je vais juste te mettre en lien 😉

    (La problématique des oeufs se pose en effet (j’ai quasiment arrêté les laitages), et ça amène à la logique simple : si on ne veut pas tuer d’animaux, on ne peut pas en élever, en fait. Si on ne veut pas, éthiquement (quelles que soient les raisons), que des bovins soient tués, par exemple, eh bien il faut aussi arrêter le lait, en raison des veaux tués après leur naissance qui n’a servi qu’à faire venir la lactation de la vache… Pareil pour les gallinacées avec le souci des jeunes coqs. Je ne dis pas qu’il FAUT être végétalien (je ne le suis pas), mais que si on veut être complètement cohérent, on en arrive là. Ou on mange les poulets mâles qui ne pondent pas. Tout simplement 😉 )

  11. Coucou !
    Alors ton article tombe à pic, je sors d’une conférence de Gilles Lartigot qui a sorti un bouquin à ce sujet intitulé  » Eat », un mois de mon côté que je ne mange plus d’animaux et ma vie à changer, ma conscience va mieux, mon ventre et mon corps tout entier vont mieux 😉
    Nous avons la chance d’avoir internet afin de bien s’alimenter, et d’avoir des marchés bio de proximité profitons en !
    Bonne continuation et belle journée !
    Arwenila.

    • Bravo pour ta transition ! Effectivement on se sent plus heureux dans son mode de vie 🙂 Encore félicitations !

  12. Bonjour,
    Je voulais tout d’abord te dire que je te suis depuis un moment et que je suis très heureuse que tu aies la chance de partir au Costa Rica, tu le mérites amplement 😉
    Je suis en pleine « transition alimentaire » et c’est ton article, par ailleurs très précis, qui m’a décidé à me lancer. Mon seul problème est que je n’ai pas vraiment d’idée de « repas » complet et je suis du coup un peu perdue.. –‘ Pourrais-tu me donner un exemple de ce que tu manges comme repas sur une semaine ?
    Merci et beau voyage ! 😀
    Cléo.

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