Que faut-il savoir avant de devenir vegan

Ca y est tu penses à devenir vegan. Félicitations ! Si tu dois faire plusieurs mois de transition, malgré ce que tu entendras, c’est super, ne lâche-rien et continue même si changer les habitudes de vie dans lesquelles tu es né et a grandi sont difficiles, ça vaut le coup. Ca vaut trop le coup pour arrêter en cours de route.

Tu te demandes quelles sont les difficultés ? Vegan depuis deux ans, les voici en toute honnêteté.

*** Point vocabulaire
Avant de commencer cet article, point de vocabulaire. Les vegans sont des personnes avec un régime alimentaire excluant toute relation avec la souffrance animale. Donc pas d’animaux, pas de lait, pas de miel etc. Certains, dont moi, excluent également l’huile de palme pour ses ravages sur les forêts pluviales et par extension les animaux qui les habitent. Ce sont également des personnes qui vont arrêter de porter des vêtements issus de l’exploitation animale : cuir, laine, soie… C’est plus qu’un mode de vie, car si les vegans veulent limiter leur impact sur les animaux, chacun espère que de plus en plus de personnes en feront autant. Il s’agit donc plus d’un mouvement.

Le terme carniste désigne les gens qui ne sont pas végéta*iens, et qui mangent des animaux. C’est juste un terme qui fait opposition au terme de végéta*iens. Je n’aime pas l’utiliser, non seulement car peu de gens le connaissent mais aussi parce qu’il fait un peu péjoratif. Cependant, utiliser le terme « omnivore » serait inexact. Tous les humains sont omnivores, même les vegans qui ont juste choisi de ne pas manger d’animaux. Par soucis de rigueur, les personnes mangeant de la viande seront donc ici désignées comme carnistes.

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Les carences

Tu n’as pas besoin de te prendre la tête avec les protéines. A part si tu ne te nourris pas assez, que tu souffres donc de troubles alimentaires ou que tu es en sous nutrition, ce n’est pas possible. As-tu déjà entendu parler de quelqu’un qui est en carence de protéines ? Non. Tout simplement.

Tu devras te supplémenter en une seule chose : la vitamine B12. Ce n’est pas négociable, beaucoup de carnistes sont carencés. Les végétaliens/vegans n’ont aucune source alimentaire leur apportant de la B12. C’est parce qu’on supplémente les animaux d’élevage que les carnistes sont moins carencés. Que tu en prennes donc directement n’est pas « non-naturel », c’est déjà plus naturel, la faute à la dégradation de nos sols (donc à nous).

Tes sens

Après deux ans de végétarisme, je cuisinais toujours de temps en temps de la viande pour mon copain. Parce que mon point de vue est le mien, pas forcément celui des autres. Je ne voulais faire l’extrémiste et j’étais de corvée de cuisine, lui de ménage. [En plus ça le faisait manger souvent végétarien et le faire se rendre compte que c’était tout aussi bien. Il est aujourd’hui vegan].
Aujourd’hui ça m’est impossible. Déjà car j’ai habité seule une année, et une année sans produit animal dans son frigo ça vous fait oublier que ce sont des aliments pour d’autres. L’odeur me parait épouvantable, même celle des barbecues alors que j’étais la plus grosse mangeuse de viande de ma famille. L’aspect, le sang, les nerfs, je ne peux pas toucher ça. Je ne peux pas cuisiner ça.
Au début de mon changement d’alimentation ça me faisait encore parfois envie la première année. La deuxième année plus du tout même si je pouvais la toucher. Aujourd’hui, l’odeur, l’aspect, sont ceux d’un cadavre pour moi. J’aurais aimé que ce ne soit pas le cas. C’est arrivé malgré moi, une évolution en fait logique… L’odeur des oeufs me parait infâme, ce ne sont aujourd’hui que des sécrétions de poule pour moi.
Attends-toi à changer, même si tu pourras toujours déjeuner avec des gens qui ne mangent pas végétarien.

En revanche au niveau de tes goûts, tu vas te mettre à adorer des aliments que tu n’aimais pas spécialement auparavant. Et te mettre à saliver pour des brocolis, à pouvoir tuer pour du houmous ou des fallafels.

La vie sociale

Mais et, les restaurants ? Et les fêtes, et les diners ?
Très simple : tu es invité ? Précise que tu es vegan. Mettre les gens devant le fait accompli le jour même, y a rien de pire.
« Par contre Michelle faut que je te dise, je ne mange pas d’animaux, ni de produits animaux…
– Ah bon, mais qu’est-ce que je peux te faire à manger ?
– Exactement ce que tu as prévu, sauf que tu fais plus d’accompagnement pour moi. Si c’est avec une sauce avec de la crème tu la mets à part… »
Bah oui parce que c’est aussi simple que ça. Soit ça, soit tu rapportes à manger toi-même. Moins sympa comme diner ? Si on est honnête, on ne va pas manger chez les gens pour la qualité de la nourriture, mais pour passer du temps avec eux. Donc on s’en fout. En plus tu peux avoir de bonnes surprises avec des amis qui se sont vraiment embêtés à te faire un plat avec des légumineuses, du tofu etc. Ou juste une salade. Tant pis.

Quant au restaurant, je suis toujours surprise quand mes amis végéta*iens ou vegans me racontent qu’on a refusé de les servir ou d’adapter leurs plats. Honnêtement, il y a une technique toute simple qui fait que vous serez servis n’importe où (sauf dans les fasts-foods, Buffalo Grill, ça va de soi). S’il n’y a aucune option pour vous sur la carte, voilà comment faire : déjà, ne dites pas que vous êtes végéta*iens/vegans. Tout le monde s’en fout. Et souvent pense que vous mangez du poisson. Soyez plus précis :

– Je ne mange pas d’animaux ou ce qui vient des animaux.
Si on vous demande pourquoi, ou qu’on vous dit qu’aucun plat ne sera adapté, voilà la carte secrète.

– Je suis allergique.
Tadaaaa. Parce que oui, tous les produits animaux peuvent donner des allergies. Si vous êtes au restaurant, vous n’êtes probablement pas tout seul et on ne va probablement pas vous jeter dehors. Ca ne m’est jamais arrivé après 5 ans sans manger d’animaux [dont 2 ans vegan].
Je n’ai eu que des bonnes expériences. Souvent, c’est le serveur qui, embarrassé et ça se comprend, ne veut pas aller déranger le chef. Mais une fois que le serveur va demander au chef, très souvent, le chef se prend au jeu. Peut être que vous n’aurez qu’un bête plat de légumes pas très bon. Ca arrive de ne pas bien manger au restaurant, quand on est vegan comme lorsqu’on est carniste. Mais peut être que comme moi, certains chefs viendront jusque dans la salle, à la Master Chef, vous expliquer votre plat et pourquoi ils ont choisi de l’arranger comme ça. C’est vraiment super sympa, on dirait qu’ils ont accepté un challenge, et ces plats sont souvent les plus délicieux.

Sinon, si vous ne voulez pas tenter le diable, il existe heureusement beaucoup de restaurants végéta*iens. Si vous êtes avec des carnistes, vous pouvez couper la poire en deux et aller manger dans des restaurants thaïlandais, indiens ou libanais. Y manger végéta*ien est très simple et toujours possible.

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Dernier brunch en date à Le Tricycle, Paris.

La seule vraie plaie

C’est déjeuner avec des gens qui ne connaissent pas votre régime alimentaire.

C’est l’heure du déjeuner. Vous mangez avec des gens. N’importe qui, votre famille, vos amis, vos collègues… Comme votre plat est nécessairement différent de celui des autres convives, cela attire l’attention et on vous pose des questions.

– Tu manges pas de viande ?

La question est tout à  fait innocente, c’est presque une question rhétorique, c’est un constat. Il n’y a pas d’animal dans votre assiette. A priori personne n’est indigné, juste surpris et on pose la question. Pas de soucis. En général c’est le moment où certains de vos « amis » carnistes lèvent les yeux au ciel car ils connaissent l’issue de la conversation. Soit ça les saoule de réentendre ça, soit ça les saoule pour vous, ça dépend si ce sont de bons amis ou pas.

– Mais pourquoi ?

Là, les raisons varient. Les arguments sont multiples : exploitation animale, environnement, santé, exploitation humaine, pénurie d’eau… C’est souvent pour la hiérarchie de ces raisons que les vegans s’engueulent entre eux. Personnellement c’est d’abord pour l’environnement. Pour la majorité des autres vegans c’est d’abord parce que l’exploitation animale ne devrait tout bonnement pas exister. (Ces vegans se divisent en deux sous-branche, les wellfaristes et les abolitionnistes, mais c’est une autre histoire).

Le soucis avec le reste de la conversation c’est que c’est toujours le même déroulé mais pas toujours les mêmes intentions. A ce moment-là il faut être très diplomate : nous sommes à un repas et le but n’est pas d’écoeurer tout le monde. Il va donc falloir expliquer pourquoi vous ne mangez pas d’animaux/produits animaux sans passer pour un connard. Parce que si vous dites que manger des cadavres ça vous dégoute, ça a beau être la vérité vous allez pas vous faire des copains. Et au lieu d’attirer la sympathie de cette personne, et peut-être la faire réfléchir sur son alimentation, elle va cataloguer tout le mouvement comme un mouvement de connards. Point. Avec des remarques en soirée à base de : « une fois j’ai parlé avec un vegan, c’était un gros con ».

Vous êtes donc, malgré vous, ambassadeur du mouvement. Car le véganisme est plus qu’un régime alimentaire ou de vie, il s’agit d’un cours de pensée et chaque vegan même s’il ne va pas vous mettre un couteau sous la gorge espère voir le véganisme s’étendre et prospérer, simplement parce que le monde n’en ressortirai que meilleur : moins de morts, moins de souffrance, moins de maladies, moins de pollution.

Nous, les vegans, sommes tous considérés comme des extrémistes car nous ne fonctionnons pas comme la majorité de la population. Et que la plupart du temps ça dérange. « Les bonnes gens n’aiment pas que l’ont suive une autre route qu’eux ». Mauvaise chanson, mais vérité.

Comment expliquer le traitement des animaux qui sont destinés à être tués ? C’est très difficile car tout le monde sait déjà qu’ils ne sont pas bien traités, mais sans en connaitre les détails. D’ailleurs les détails, ils ne les veulent pas. Ils sont curieux mais ne veulent pas entendre un discours qui tentent de les faire changer. C’est juste l’heure du déjeuner et votre irrégularité est devenue le sujet de conversation. Le soucis c’est que même si je fais attention à expliquer pourquoi je ne mange plus d’animaux ni ce qui vient d’animaux, ces arguments sont suffisamment forts pour faire culpabiliser même lorsqu’on prend des gants. En général, mes réponses ressemblent à ça [plus de détail dans mon article sur le végétarisme]:

« Bon, je vais pas te faire un topo sur la souffrance animale, tu t’en doutes. Ils sont modifiés génétiquement, donc souffrent depuis la naissance à cause de leur corps, puis à cause des infrastructures dans lesquelles ils vivent, la nourriture qu’on leur donne, comment on leur donne, comment on les fait se reproduire, etc, jusqu’au transport stressant aux abattoirs cruels [c’est pourquoi il n’existe aucune ferme « gentille »où manger de la viande « éthique »]. Mais il n’y a pas que ça, il y a le gâchis d’eau que ça implique, le gâchis de surfaces, les forets rasées pour ça, et tu sais que c’est la première industrie émettrice de gaz à effet de serre… Donc bref pour l’environnement. Mais également pour l’exploitation humaine : des personnes pauvres qui doivent vivre à côté des champs recouverts de pesticides [voir l’Adieu au Steak, reportage où un médecin parle d’un bébé dont le cerveau est à l’extérieur du crâne à cause des pesticides, c’est sympa], ou simplement des éleveurs exploités et sous-payés en France. J’ai fait le bilan, je trouve que manger de la viande ne vaut pas le coup ».

– Moi j’aime trop le barbecue !

Ca c’est René. C’est simple, soit René ne vous aime pas, soit il a juste tenté sans succès de changer de sujet ou d’améliorer l’ambiance. Sauf que René maladroitement vous fait passer pour un con. Parce que, qui n’aime pas le barbecue ? Plus qu’un repas, c’est une fête, on fête les beaux jours, on se retrouve, on picole, bref, c’est super sympa, c’est facile à faire et c’est rapide.
Et en général on y mange de la viande. Saucisses, mergez, brochettes, et tout le reste. Ce que la plupart des gens ne savent pas, c’est que toutes ces choses existent en version vegan (et c’est très bon). Et que rien que des aubergines au barbecue c’est délicieux. Mais encore une fois, tout le monde n’a pas forcément déjà essayé.


Image issue du livre de recette « Barbecue Vegan » de Marie Laforêt

De retour à notre déjeuner. René parle de barbecue, repas festif auquel les vegans n’ont pas besoin d’être exclus.

– J’adorais la viande, moi aussi je croyais que je ne pourrais jamais arrêter. Mais encore une fois ça ne vaut pas le coup selon moi. En plus tu peux très bien faire un barbecue vegan…

– Non mais alors, quel est l’intérêt de copier la viande si vous ne voulez plus en manger.

L’intérêt c’est déjà d’arrêter la viande. Ensuite, je ne suis pas fan de ces « fausses-viandes ». Déjà parce que l’aspect de la viande me dégoûte aujourd’hui. Ensuite parce que ce sont des produits déjà faits et en général chers, mauvais pour la santé (mais toujours mieux que la viande) etc. Néanmoins, ils m’ont été très utiles lors de ma transition et je les recommande pour toutes les personnes qui veulent arrêter la viande. C’est moins brutal, donc il y a plus de chance que vous réussissiez une transition vers un régime sans produits animaux (= végétalisme). Un steak au soja remplace facilement un steak. Ce n’est pas le même goût, mais ça se cuisine pareil et aura la même place dans vos plats, le temps de vous familiariser avec la cuisine végétalienne. En plus, dans un événement comme un barbecue, ramener des saucisses végétales c’est pratique mais ça prouve aussi que non seulement vous ne vivez pas en autarcie, reclus de la société, mais que votre alimentation est parfaitement compatible à n’importe quel événement en société. Ca a attiré la curiosité de mes amis qui ont goûté à mes saucisses et certains m’ont même dit : « Quand je goûte ça, je me dis qu’en fait rien ne te manque quand tu es vegan ». Et c’est vrai.

– Et les protéines ?
– Mais tu manges quoi ?
– Mais tu manges où ?
– Mais le lait ?/La vache elle souffre pas quand elle fait du lait elle est contente qu’on lui prenne
– Mais les poules chez ma grand-même elles sont heureuses, et je vais pas laisser les œufs pourrir.
– Mais on est fait pour manger de la viande/Comment ils faisaient les hommes préhistoriques.
– Et les végétaux, ça se trouve ils ressentent des choses.
etc.
[Voir mon article sur le veganisme pour les réponses à ces questions].

Vous finissez enfin de répondre aux questions de la personne curieuse en face de vous. Vous avez pris votre mal en patience, ignoré les remarques acerbes et les yeux au ciel des personnes qui vous méprisent malgré tout.

Et au prochain repas, ça recommence avec une autre personne. Alors, à la lecture de cet article, vous pensez peut-être : elle est pas sympa, ils s’intéressent, c’est l’occasion de convaincre etc. Et vous avez raison. C’est pourquoi jamais aucune de ces conversations ne s’est mal passée jusqu’à maintenant. Mais vous allez voir que ça va vous user à force, de devoir répéter sans cesse les mêmes choses, avoir droit aux mêmes blagues (et la carotte ? T’as pensé aux sentiments de la carotte), aux mêmes agressions (les vegans c’est des psychopathes c’est tout)… Parfois, vous voulez juste manger. Vous n’allez pas ne pas répondre à quelqu’un ! Ce serait malpoli et encore une fois c’est sympa qu’ils s’intéressent. Mais les personnes qui ne s’intéressent pas, autour, ou qui ont déjà entendu votre discours, peuvent complètement sortir de leurs gonds pour vous reprocher de ne pas pouvoir manger tranquille. Alors que vous n’êtes pas l’initiateur de cette conversation, et que vous vous contenter de répondre à ces questions sans élargir le sujet ou rentrer dans les détails. Et si l’ambiance est pourrie à la fin du repas, vous verrez ce sera votre faute. Puis, viendra un repas avec quelqu’un de nouveau qui vous reposera ces questions.

« Est-ce qu’on peut ne pas encore passer un repas à parler de veganisme ? »

Et quelques mois plus tard, tu recevras des messages de personnes te disant merci. Parce qu’elles se sont renseignées et que finalement elle ne mangent plus de viande. Rapidement tu auras tout un groupe de copains vegans avec qui tu iras t’exploser le bide dans des restaurants incroyables.

Alors jeune padawan, voici ce dont tu vas avoir besoin : beaucoup de tolérance, de la vitamine B12, et des nerfs d’aciers. Être vegan, ce n’est pas être seul, et ce n’est pas en vouloir aux autres humains. C’est aller à l’encontre d’un système tellement vieux qu’on ne le voit plus. Il faut du temps pour ouvrir les yeux, comme toi tu as eu besoin de temps. Compassion et tolérance par pitié.

5 commentaires sur “Que faut-il savoir avant de devenir vegan

  1. Merci pour ce billet très intéressant et qui incite à la patience 😉
    J’avoue que l’exaspération me fait parfois répondre aux gens que « je ne mange pas de cadavres », mais je fais de gros efforts pour rester le plus zen possible ^^

  2. Excellent article ! Je suis végétalienne, mais je refuse absolument de dire que je suis végan justement à cause du vocabulaire « manger des cadavres », « carniste », etc …
    En plus, je n’hésite pas à claquer un moustique s’il cherche à me piquer, et à supprimer les poux de la tête de mes enfants après la rentrée scolaire ! 🙂
    Et je laisse mon chat poursuivre les souris ..
    Et toi ? comment fais tu avec les poux, les moustiques et cafards, etc … ?
    L’avis d’une végan sur ce point m’intéresse
    Bonne journée

    • Salut Katy !

      Je suis contente que l’article t’ai plu ! Concernant tes questions : c’est un autre article que je voudrais faire, les différents courants vegan et les divers axes de pensée… Personnellement, je tue les moustiques. Et j’ai eu la dengue cet été en Indonésie, crois-moi je continuerai. Pour moi le veganisme c’est éviter l’exploitation animale : tuer un moustique n’a rien à voir, idem avec le fait de se débarrasser des parasites. Mais je sais que tous les vegans ne sont pas d’accord… En revanche je vais prendre la solution la plus écolo.

  3. Excellent résumé…
    J’hésite à passer le pas (végétarienne depuis 5 ans), mais je ne me sens pas encore tout à fait prête. J’y suis déjà presque pour tout ce qui est hors alimentation, mais j’ai encore un peu de produits laitiers à réduire. Je pense que je vais m’y mettre progressivement.
    Le coup de la B12 mériterai un article à lui tout seul, car les gens ne réalisent pas que si ce n’est pas nous qu’on suppléante se sont les animaux (et produits issus d’animaux) que l’on consomme. Il n’y a plus rien de « naturel » là dedans de toute façon.

  4. J’ai adoré ton article, franchement ! Tu m’as trop fait rire. Je ne suis pas végétarienne ou vegan, mais c’est un mode de vie vers lequel je m’oriente petit à petit et j’ai retrouvé dans ton article pas mal de phrases prononcées par des gens de mon entourage.
    Je pense que je n’aurais jamais aucune patience pour leur expliquer le pourquoi du comment, les gens sont tellement cons parfois avec leurs réflexions. Y’en a qui font exprès de ne pas comprendre, avec un esprit très fermé. Dur de garder son calme !

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